jusqu'à l'orientation des rues qui donnent à voir le paysage, les montagnes, la mer...
Roland Barthe évoquait dans l'Empire des signes" le centre vide de Tokyo, comme différence fondamentale avec nos villes occidentales construites autour d'un centre "plein", centripète, lieu de la vie sociale, individuelle, de la place... Au Japon, comme le souligne Augustin Berque, le sujet n'est pas au centre; il se déporte aux confins de la ville, dans les bois, lieux des sanctuaires shintoistes, jusqu'aux montagnes, lieu d'habitation des "dieux". Les dieux habitent les montagnes, les hommes la plaine, mais le regard de ceux-ci se portent au delà: l'espace de la ville est centifuge.