Il s'agit de remplacer une règlementation plus ou moins arbitraire, hors d'atteinte des citoyens,
et aux effets pervers certains, par une démarche démocratique ouverte, transparente, faisant se rencontrer à mi chemin le "top-down" (ce qui vient, d'en haut, des experts, des professionnels, des élus, etc...) et le "bottom-up" (ce qui vient "d'en bas" des citoyens "lambda" qui sont libres de s'exprimer et de participer au processus de décision).
En France, c'est le "top-down" qui prévaut, suivi ensuite par des recours éventuels.
J'ai trouvé que cela fonctionnait démocratiquement et efficacement, et que cela devrait servir d'exemple en France ou nous sommes soumis à un carcan règlementaire irrationnel qui fige et pérénise une ségrégation dommageable (zonage, cités dortoir, mitage pavillonnaire, migrations quotidiennes, absence de mixité fonctionnelle et sociale, de centralité urbaine, etc).
Ce processus s’appelle l' "application for development", un processus général à l'échelle nationale. Le système anglais permet aux enjeux qualitatifs d'être considérés librement à l'occasion de tout projet, par une consultation large des riverains, avec ensuite débat public avec une commission d'élus.
C'est seulement lorsqu'un consensus se dégage, chacun ayant eu l'occasion de présenter ses avis, que le permis de construire est accordé éventuellement.
C'est en somme la démocratie directe et vivante qui remplace la routine standardisatrice bureaucratique. C'est le seul moyen me semble t il: il fonctionne, comme je l'ai moi même constaté en obtenant un permis de construire une maison de ville dans une "conservation area" (zone classée pour son caractère historique et sa qualité architecturale et urbaine) de Holland Park, à Londres, en 99.