2000-2001 / Partant de l'étude que nous avions réalisée sur le Grand-Paris, et considérant les vides potentiels que contient l'agglomération, nous avons dessiné un projet urbain visant à structurer l'espace de la ville et à différencier (localiser) ses fonctions. Notre propos n'étant pas de critiquer tel ou tel bâtiment, il nous est apparu plus intéressant de mettre en relief la manière dont sont utilisés les vides dans la ville et la politique mise en oeuvre: elle nous apparait en effet symptomatique de l'état de l'architecture, et nous savons communément que les conditions de mise en oeuvre de l'architecture déterminent en grande partie sa réussite et son sucès...
Donc nous nous inscrivons contre la politique du "bouche-trou" qui consiste dès qu' un espace se libère dans la ville à y introduire des programmes complexes et mutiples, ou nous mélangeons un peu tout: habitat, jardin, commerces, bureaux... dans un simulacre de ville plurielle et selon une justification financière de rentabilité à court-terme (politique des ZAC)! Cette politique existe par défaut d'un aménagement plus global, réfléchi et débattu , et à terme elle détériore la ville contrairement aux apparences qu'elle prétend revêtir!